Souvent qualifié de "mère poule" du jeune champion, Rudy Pévenage est toujours en contact avec P Becker pour définir les plans d'entraînement de Jan. En fait, pendant plusieurs saisons, le Belge a suivi de près Jan sur les courses et à l'entraînement. Il connaît alors parfaitement son champion.
Les deux hommes se sont encore plus rapprochés en 1999. En effet, après le forfait de Jan au Tour de France, peu de personnes croyaient encore le champion capable de grandes performances. Cependant, Rudy, ainsi que P Becker et W Strohband, ont toujours cru en leur protégé et l'ont soutenu pendant cette période difficile. Le Belge a suivi son coureur l'été pendant sa phase de reconstruction de forme et l'a dirigé sur la Vuelta à l'automne. Et, après le dernier contre-la-montre victorieux de Jan la veille de l'arrivée à Madrid, Rudy n'a pas pu s'empêcher de verser quelques larmes.
Rudy Pévenage, étant devenu le premier directeur sportif de Telekom en 2001, a eu plus de responsabilités et de travail. Cependant, à l'approche des grandes compétitions comme le Tour de France ou les championnats du monde, le belge se consacre totalement à Jan.
Quand Jan a décidé de partir de Telekom, R Pévenage a exprimé ses regrets. Puis, quelques semaines plus tard, il quittait à son tour l'équipe de W Godefroot. Raison invoquée : R Pévenage veut continuer à s'occuper de Jan, il le suit donc dans sa nouvelle équipe. Un attachement sincère !
Fin 2003, alors que Jan signe chez T-Mobile, un retour de R Pévenage dans l'équipe de W Godefroot est rendu impossible à cause de la querelle qui oppose les deux belges. Cependant, Jan ne veut pas interrompre sa collaboration avec son ami Rudy et lui propose de l'employer lui-même comme conseiller sportif.
Jan dit à propos de Rudy Pévenage : "Quand j'ai un problème à résoudre, c'est d'abord à Rudy que je téléphone. Rudy est tout simplement un super copain. Je crois que nous serions vraiment capables de tout faire l'un pour l'autre... Au cours des années il est devenu un authentique ami pour moi."
Quant à Rudy Pévenage, en octobre 2001 il a expliqué sa relation avec Jan ainsi : "Quand Jan va bien, je vais également bien. Quand Jan ne va pas bien, je ne vais pas bien non plus." Et, peu avant le Tour de France 2003, à un journaliste qui lui demande s'il n'aurait pas préféré travailler avec Armstrong plutôt qu'avec Ullrich, il répond : "Non. Laissez-moi mon Jan Ullrich. Nous avons vécu ensemble de bonnes et de mauvaises choses, c'est une amitié qui est née entre nous. Et, je suis content de la façon dont Jan s'est conduit les derniers mois dans les durs moments. Chapeau. Il s'est réellement fait mal et il a réussi le difficile examen moral."
En 2006, Rudy Pévenage a intégré le staff de la T-Mobile afin d'apporter un équilibre supplémentaire a Jan. A suivre....